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 [en cours] Un autre monde (titre provisoire)

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Yamada

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MessageSujet: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Dim 23 Nov - 16:58

Sujet : hum Yamapi

Rating : pour l'instant, je dirais qu'à part des morts et des blessures, rien de choquant. Ca pourra venir plus tard...

Genre : mix réalité et héroic fantasy

-----------

Chapitre 1 : le chaos

Le bruit était assourdissant. Peut-être les alarmes du monde entier s’étaient-elles mises en route ? Peut-être que la Terre entière hurlait au désespoir, de concert avec ces alarmes ? Mais, le monde, quel était-il ? Le monde ? Les mondes ? Ces gens à cheval qui passaient devant lui, existaient-ils vraiment ? Ou n’était-ce que le fruit de son imagination ? La tête lui tournait, le vacarme lui donnait la nausée. Il baissa les yeux un instant, regardant sans les voir ses mains qui tremblaient. Rouges de sang. Etait-ce le sien ? Il n’en savait rien à vrai dire et la simple pensée qu’il puisse mourir là ne lui fit plus aucun effet. Une personne trébucha sur sa jambe tendue, il ne fit aucun effort pour la replier, de toute façon elle était probablement cassée. La femme se releva vite, l’air hagard, et continua de fuir. « Mais où vas-tu ? pensa-t-il. Tu n’as nulle part où fuir. » Ca, il l’avait compris. Ca avait probablement du lui prendre plus d’une heure, une heure durant laquelle il était resté assis là, à observer le macabre spectacle qu’offrait Tokyo (ou était-ce ailleurs ?) en cette soirée de septembre. Une heure à se poser des questions qui restaient sans réponses, une heure à écouter les échos des cris qui flottaient dans l’air du soir, une heure de lutte contre la folie. « Il semble qu’elle ait gagné » pensa-t-il. « Folie, me permettras-tu de rester en vie dans cet enfer ? »

Le monde s’était ébréché. Elle filait vers ce même lieu que tout le monde fuyait, rapide comme le vent, perchée sur un étalon trop grand pour le commun des mortels. Le spectacle parlait à lui tout seul : des morts, des morts et des morts, encore, et partout. « Ca y est, nous y voilà » pensa-t-elle amèrement. « On a travaillé si dur pour ne pas que ça arrive. » Ses cheveux volaient dans son dos, longs mais semblant dotés de vie, restant dans son sillage pour ne pas gêner ses mouvements. Ses yeux verts, perçants, scrutaient les alentours, cherchant son but. Enfin, elle l’aperçu. Le ciel semblait s’être déchiré, l’ouverture béante baignant dans une lumière rouge obscure. Les oiseaux, aveuglés et effrayés essayaient de s’échapper et tombaient morts lorsqu’ils passaient trop près. La brèche ! Béante, immense, probablement irréparable. Le désespoir la prit par surprise. Elle ne s’attendait pas à quelque chose de cette ampleur, c’était tout simplement de trop. Näkki passa en coup de vent à côté d’elle, dans ses capes noires, filant droit vers cette brèche. La jeune fille releva les yeux et s’arrêta net. « Impossible » pensa-t-elle. « On est à Tokyo ? Par Shiva, c’est pas possible ! » Son regard s’était posé sur le jeune homme, toujours assis contre les restes d’un mur, en sang, vraiment très mal en point mais toujours vivant. « Yama… shita » Aucun son ne sortit pourtant de sa gorge sèche. Elle était prise entre deux feux. Il fallait agir vite mais n’arrivait pas à se décider. Elle allait chercher de l’aide quand une boule de feu grande comme une balle de football lui frôla l’épaule et alla s’écraser à quelques mètres du jeune homme, dans une pluie de béton et de métal. Ses gestes, précis et acquis depuis tellement d’années, prirent le pas sur son indécision. Elle relança son cheval au galop, sauta de selle quand elle arriva à la hauteur du garçon, le força à se lever, l’installa sur son cheval et repartit aussi vite. Une seconde boule de feu, plus rouge que la précédente passa si près d’elle qu’une odeur de brûlé lui monta aux narines. « Ha non, Kalorn, c’est pas le moment ». Elle talonna sa monture, qui semblait trop à l’aise dans ce dédale de pièges en tous genres. Puis l’instant d’après ils débarquaient dans un coin de verdure. La différence de bruit monta à la tête du jeune homme qui roula sur le sol en se tenant les tempes. La jeune fille elle-même, pourtant habituée, ne se sentait pas bien. Le calme était presque parfait. Des oiseaux chantaient dans un arbre non loin et on entendant le bruissement des feuilles d’automne qui n’allaient pas tarder à tomber.

- « Yamashita san, n'est-ce pas? »

Elle semblait hésitante à présent. Ses cheveux roux retombaient en cascade sur ses épaules, comme pour souligner son hésitation. Elle s’accroupit près de lui, il ne bougeait toujours pas. Elle le força à se tourner sur le dos, vérifiant rapidement qu’il n’ait aucune blessure grave. Ses yeux s’ouvrirent enfin, grands et au regard profond, et croisèrent les siens.

- « Où sommes-nous ? » Sa voix tremblait encore, mais il semblait en bonne voie de retrouver toute sa raison. « Pas pour longtemps » pensa-t-elle.

- « Cette terre s’appelle Val du Lys, nous y sommes en relative sécurité. En tous cas, par rapport à ce qui se passe à Tokyo. »

- « Tu ne parles pas japonais. » C’était une constatation.

- « Non, et pour le moment, toi non plus. Ces terres sont unifiées sous une langue appelée langage commun. Chacun le parle naturellement. »

- « … »

- « Yamashita ? »

Sa tête tournait de trop. Pourquoi régnait-il ici un tel silence ? Sa vision se troubla et il sombra dans les profondeurs des ténèbres.

Näkki chercha Niena du regard mais ne la trouva pas. Il l’avait dépassée en arrivant, puis l’avait perdue de vue. Ce n’était pas son genre de déserter un champ de bataille pourtant, à moins d’avoir mieux à faire. Dans ce chaos, qu’y avait-il de mieux à faire ? « Peu importe » se sermonna-t-il. « Je dois trouver Kalorn avant tout. » Les explosions avaient donné lieu à une multitude de foyers d’incendie, et par endroit le feu avide léchait déjà le toit des bâtiments. D’ici peu, ils allaient converger et former un mur de feu immense et infranchissable. Il fallait agir vite. Scrutant les alentours, il finit par apercevoir celui qu’il était venu défier. Kalorn, un être informe, se tenant dans les airs à mi-hauteur, dominant de toute sa hauteur ce massacre qu’il avait orchestré. En réalité, le massacre en lui-même lui importait peu. Seule comptait la brèche ouverte entre les mondes. Grâce à ce passage, il allait gouverner deux fois les terres qu’il avait actuellement. Et sans résistance. En tous cas, pas de ce côté-ci, pas dans le monde « civilisé ». Il se mit à rire, un rire âpre dont l’écho résonna dans le moindre recoin de Tokyo. Des renforts allaient arriver sous peu d’autres régions du monde, mais encore une fois, ce n’était pas son problème. Gil, son fidèle conseiller, saurait faire fi de toutes ces embrouilles mineures. Après avoir ouvert ce coin-ci du ciel, recommencer ailleurs serait un jeu d’enfant. Il avait levé les interdictions, protégées par des sorts depuis des centaines d’années. Des centaines d’années pour élaborer son plan, au final, cela avait été utile. Très utile. Maintenant, tout était parfait dans les moindres détails. Le précédant de peu, Kasp, son frère, avait détruit la paix qu’il régnait dans leur monde, liguant les dirigeants les uns contre les autres, attaquant sans ménagement les terres de tous. Maintenant, les deux mondes étaient aussi chaotiques l’un que l’autre. Et c’est là que lui, le Seigneur Kalorn, allait entrer en scène. Il éclata à nouveau de rire, sentant la folie grignoter son esprit peu à peu. Mais il était trop tard pour l’arrêter, alors il allait mener son plan à exécution jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’elle ait raison de lui. Ce serait sa dernière œuvre, il laisserait les mondes livrés à eux-mêmes dans une décadence sans précédant.

Ce fut cet éclat de rire sinique qui attira l’attention de Näkki. Il talonna son cheval qui partit en flèche, malgré la fatigue accumulée. Sortant son médaillon de sous sa chemise, il le leva et entama son incantation. Kalorn le vit trop tard et encaissa un coup dur, roulant dans la poussière. Alors que le soleil disparaissait à l’horizon, leur combat s’engagea.

Chapitre 2 : Val du Lys

Yamashita ouvrit lentement les yeux. Il aurait voulu dormir encore, mais sans esprit, quoi qu’embrouillé, lui intimait l’ordre de se lever. La lumière lui fit mal, et il sentait son pouls dans ses tempes. Un peu d’aspirine ne lui ferait aucun tort. Le monde autours de lui finit par reprendre ses contours et il se redressa légèrement sur un coude. Il était couché sur une couverture d’une couleur indéfinissable et franchement peu agréable au toucher, sous un arbre. La lumière se fit moins violente quand un visage se pencha au-dessus de lui. Des yeux verts le regardaient avec douceur, mais néanmoins sans compassion. Puis apparut une tasse qui fut portée à ses lèvres.

-« Bois ça, ordonna-t-elle, c’est contre la migraine ». Il but une gorgée et fit la moue. La jeune fille éclata de rire. « Je te l’accorde, c’est pas du thé à la menthe ! ». Il avala le contenu de la jatte en trois traits puis s’assit tant bien que mal sur la couche. Son mollet lui faisait souffrir le martyr et il se fit à nouveau la réflexion que sa jambe était probablement cassée. Il releva la tête et regarda autours de lui. Pourquoi faisait-il si calme ?

- « Nous ne sommes plus dans ton monde » déclara la jeune femme comme si elle lisait dans ses pensées. « Considère qu’il s’agit d’un monde parallèle, même si en réalité ce n’est pas vraiment ça ».

Il secoua la tête. « Cette fille est folle, pensa-t-il, il ne faut pas que je reste ici. Je me demande où on est. Il observa les environs, pensant se repérer, mais son trouble n’en fut que plus grand. A perte de vue, il ne semblait y avoir que des terres vertes, et au loin une chaîne de montagnes. Des arbres solitaires parsemaient les plaines qui s’étendaient devant eux, mais rien qui ressemblât à une forêt, sauf là tout au loin. Au bout d’un moment, il commença à percevoir des légers cris d’oiseaux par-ci par-là, quand les volatiles passaient loin au-dessus de leur tête. Quelques touffes de broussailles, parfois des amas de pierres. Mais nulle part, absolument nulle part, une trace d’une quelconque vie humaine. Le jeune homme se redressa un peu plus, scrutant ce paysage désertique, sentant l’angoisse monter sournoisement dans sa poitrine. Plus il y regardait et plus il en était certain. Pas de maison, pas de voiture, même pas de route. Ce silence immonde qui remplissait ses oreilles n’était autre que l’absence des bruits de vie humaine : du vrombissement des machines aux klaxons des voitures, en passant par les voix des gens discutant, les claquement des talons des femmes dans la rue, le bruit des portes qui se ferment, des téléphones qui sonnent, des boites que l’on renverse, les bruits de la vie. Rien, nulle part, pas un seul.

Niena l’observait en silence, assise le dos contre le tronc du chêne sous lequel ils se trouvaient. Il semblait stoïque, mais elle se doutait que c’était juste sous le coup d’une angoisse trop importante, son corps ne savait comment réagir. Elle soupira. « Par Shiva, ça ne va pas être une partie de plaisir » pensa-t-elle. Les yeux du garçon s’ouvraient démesurément au fur et à mesure qu’il regardait autours de lui. Pour quelqu’un qui avait grandi en ville, cela devait faire un sacré choc. Déjà pour quelqu’un de la campagne… Un bruit de galop se fit entendre au loin. Elle le perçu bien avant Yamashita qui, hébété, continuait son inspection des lieux, pensant que tout cela n’était qu’une farce de mauvais goût. Elle s’était tendue, prête à réagir, mais reposa automatiquement le couteau qu’elle avait sorti, au bout de quelques secondes. Un instant plus tard, un jeune homme monté sur un cheval blanc apparut dans leur champ de vision. Il s’arrêta à leur hauteur et sauta prestement à bas de sa monture, puis se précipita vers la jeune fille.

- « Mon dieu, Niena, dit-il, que c’est-il passé ? »
- « La brèche, murmura-t-elle, c’était bien au-delà de tout ce qu’on aurait pu prévoir. On aurait du s’en douter qu’il n’allait pas faire les choses à moitié ! J’ai du faire demi-tour, je n’ai pas vraiment la force d’y retourner ». Elle lui tendit le bras gauche, remontant la manche de sa tunique. Le jeune homme y découvrit un bien triste spectacle. Toute une zone du bras avait viré au noir bleuté, de profondes lignes s’incrustaient dans la peau, qui ne saignait pas mais semblait brûler sous l’effet de ce sort obscur. En y observant de plus près, on pouvait deviner que les traits formaient un dessin, assez basique, représentant un cristal brisé.
- « Li, reprit la jeune fille, il n’y a pas que ça. » De la tête, elle désigna le jeune homme toujours assis sur la couverture.
- « De qui s’agit-il ? » demanda Li, les sourcils froncés.
- « Il est du Banso, l’autre monde. Je… Ecoute, cette double vie a finit par m’avoir il me semble, dit-elle en baissant légèrement la tête. C’est une star, là-bas. Je ne pouvais pas vraiment le laisser là… »
- « Soit, on ne va pas non plus l’abandonner ici… Que décide-tu ? »
- « Je vais rentrer à Gunstill. »

Il y eu un long silence. Yamashita suivait leur conversation, même s’il ne comprenait pas tout. « On n’ira nulle part, pensa-t-il, avec ma jambe dans cet état. J’espère qu’ils ont quand même un hopital par ici… Gun… Gun comment déjà ? Rhaaaa j’y comprends rien ! »

- « Tu es sure de toi ? » demanda encore Li, les sourcils froncés.
- « Je n’ai pas vraiment le choix. Je ne sais pas où en est Näkki, mais je suis sure que s’il s’en sort d’une façon ou d’une autre, il trouvera un moyen pour me rejoindre. »

Li hocha la tête.

- « Très bien, je viens avec toi, au moins jusque Bundill. Au-delà, je verrai comment je pourrai m’organiser. Ce ne sont plus mes terres par là-bas. »

- « Heeeeu… »

Ils se tournèrent tous deux vers Yamashita qui venait de se manifester.

- « Je ne voudrais pas paraître impoli, mais je pense avoir la jambe cassée, je ne pense pas que j’irai bien loin. »

La jeune fille soupira et Li sourit. Yamashita frissonna face à ce spectacle. Li souriait rarement, et son sourire n’avait, en général, rien de bien chaleureux. Cela ressemblait plutôt à quelqu’un qui s’apprêtait à s’amuser avec la vie d’une autre personne. Trifouillant dans sa besace, Niena finit par en sortir un pot en terre brune, qu’elle ouvrit. Une odeur on ne peut plus désagréable s’en échappait. Elle s’approcha, coupa son pantalon dans le sens de la hauteur, puis, sourde aux invectives du jeune homme, tourna la cheville d’un coup sec et badigeonna l’endroit de l’onguent verdâtre qui remplissait son pot. Le garçon lacha le bras de la jeune fille presque instantanément. La douleur était toujours présente, mais plus faible. Peut-être pourrait-il marcher finalement.

- Ce n’est pas comme si tu avais le choix.
(Elle lit dans mes pensées)
- On doit vraiment partir d’ici avant que…
(Je n’irai pas très loin…)
- … ces gens ne reviennent.
(Qui ca ? ces gens ?)
- Je ne peux pas tout t’expliquer maintenant,
(ben tiens…)
- Ce serait trop long et je pense que tu vas déjà avoir du mal à comprendre les choses les plus évidentes de ce monde.
(Encore avec « ce » monde…)
- Tu n’y crois pas encore…
(Bien sur que non)
- Je m’en doute… Mais il faut quand même partir !
(J’ai mal nom d’un chien)
- La douleur s’apaisera vite.
(Mais est-ce qu’elle lit vraiment dans mes pensées ?)
- Non, je ne lis pas tes pensées ! Elle partit d’un petit rire devant les yeux ahuris du garçon. Non, mais je me doute assez de ce que tu peux penser en ce moment… Allez, viens, il faut qu’on se mette en route. Tu sais monter à cheval ?
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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Lun 24 Nov - 14:06

nyaaaa *_____*
j'ai totatalement acrochée a cet fiction
kyaaa
la suite , la suite

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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Lun 24 Nov - 14:39

Merci :) En général les gens ont du mal à accrocher à cause du style HF...

Je vais essayer de pas trainer pour la suite >_<
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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Lun 24 Nov - 14:59

nan sa va j'ai bien aimée =)

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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Lun 8 Déc - 19:56

Chapitre 3

Le soleil était depuis longtemps couché quand ils arrivèrent en vue d'une bourgade, ou plutôt devrait-on dire d'un groupe de maisons. Elles se dressaient seules au milieu de la plaine, combattant le vent et la sécheresse. Ils firent halte à quelques centaines de mètres, observant le hameau paisible pour estimer s'il y avait ou non un éventuel danger. Des colonnes de fumée s'élevaient des cheminées, on entendait vaguement des bruits de musique et de conversation qui s'éparpillaient dans le calme de la nuit. Un chien errait çà et là à la recherche d'un butin. Li mit pied à terre et s'approcha de Niena. Yamashita resta perché sur l'étalon sur lequel il était si difficilement monté. S'il descendait, c'était définitif. Les deux autres étaient immobiles depuis un long moment et il commençait à s'impatienter. Il allait leur demander ce qu'il se passait quand ils le regardèrent et hochèrent la tête.

- « On y va » murmura la jeune fille.

Les trois s'avancèrent vers les maisons, Niena tenant par la bride son étalon ainsi que celui de Li qui portait Yamashita. Ils s'arrêtèrent devant ce qui semblait être un gîte. Le bâtiment était vieux et semblait même de guingois. La couleur de ses volets ne valait même plus la peine d'être devinée, certaines vitres étaient fendues et recollées avec un mélange indéfinissable de terre et d'autres substances. Ce fut Li qui s'avança et ouvrit la porte. Les deux autres eurent le temps d'apercevoir un intérieur enfumé d'où sortait la musique qu'ils entendaient depuis tout à l'heure, avec au fond un bar et quelques personnes accoudées. La porte se referma et ils attendirent. Li ressortit quelques minutes plus tard, accompagné d'une dame d'un certain âge qui devait être la propriétaire. Elle fit un signe de tête en apercevant les deux jeunes gens et leur fit signe de la suivre.

- « On va mettre vos chevaux à l'écurie. C'est pas du luxe mais ils seront mieux que dehors. »

Son accent était fort prononcé, même Yamashita pouvait s'en rendre compte alors qu'il n'était pas encore familiarisé avec cette langue.

Une fois les chevaux installés, ils rentrèrent prendre un repas à l'intérieur puis on leur donna une chambre. C'était la seule de libre, et Niena pensa à part elle que c'était probablement la seule chambre du gîte. Une fois les lits en vue, Yamashita s'écroula et s'endormit, roulé en boule. Niena l'observa quelques secondes. Après ce qu'il avait vécu aujourd'hui, il devait en effet être épuisé. Elle tourna la tête et se retrouva face à un Li bouche bée.

- « Quoi ? » demanda-t-elle d'assez mauvaise humeur. Si elle détestait quelque chose, c'était qu'on la regarde comme ça.

- « Je ne te vois pas souvent sourire » dit-il d'une voix enjouée.

- « Je ne souriais pas »

- « Ah non ? »

- « Non »

- « Comme tu le sens, Niena »

Il se tut mais n'en sourit pas moins encore un bout de temps.

« Mais qu'est-ce qui me prends ? pensa-t-elle. Pourquoi je mélange ces deux vies ? Haa j'aurais peut-être pas du lui sauver la vie ? M'enfin je ne pouvais pas le laisser là tout de même ! Eh puis merde ! Dans le Banso, dans l'autre vie, je l'ai tellement cherché, et voilà qu'il me tombe dessus au pire moment ! Merde ! »

Li la regardait encore pendant qu'elle ruminait ces pensées. Puis ils finirent par aller se coucher.

Ils furent réveillés en sursaut un peu avant l'aube, par des bruits dans le couloir. Enfin, à l'exception de Yamashita qui n'avait pas le sommeil léger. Niena jeta un coup d'œil à Li qui se déplaçait doucement pour attraper sa dague. Elle soupira et regarda le jeune asiatique.

« Putain il dort comme un bébé ! » s'énerva-t-elle.

Toujours sans faire de bruit, elle se glissa près de lui, lui posa une main sur la bouche et le réveilla. Comme prévu il voulut crier, se débattit mais elle lui fit signe de se taire et de se calmer par la même occasion. Il mit plusieurs secondes à comprendre qui elle était et où il se trouvait. Comme il lui fit signe que c'était bon, elle enleva sa main et lui intima à nouveau l'ordre de se taire, puis lui désigna ses chaussures au bas de son lit. Les légers bruits du couloir avaient été remplacés par un trifouillement dans la serrure. Le type ne devait pas avoir l'habitude, il aurait réveillé n'importe qui. « Sauf lui ! » pensa Niena en regardant le garçon mettre ses chaussures avec quelques difficultés. Quand il fut prêt, Li se leva et ouvrit la fenêtre qui grinça atrocement. Le bruit de la serrure s'arrêta net et Niena, soupirant, se leva. Elle poussa Yamashita vers la fenetre et fit signe à Li d'y aller avec lui. Le jeune homme ne tergiversa pas et le prit par le bras, enjamba le rebord de fenêtre et se laissa tomber. Niena s'approcha de Yamashita qui regardait, hébété, le trou par lequel venait de passer l'autre.

- « Il t'attends en bas, ce n'est pas haut. Essaie de ne pas atterrir sur ta jambe blessée. »

Et elle le poussa en avant pour le forcer à y aller. Les bruits derrière la porte étaient plus forts et ils allaient débarquer, inutile de le mêler à tout ça.

Yamashita enjamba le rebord à son tour et poussé par la jeune fille, se laissa tomber. Il atterrit dans un buisson qui freina sa chute, même s'il sentit une douleur cuisante remonter le long de sa cheville blessée. Li, qui se tenait juste à côté de lui, lui attrapa le bras et le guida sur quelques mètres dans un renfoncement sombre. Quelques secondes plus tard, un bruit feutré leur indiqua que la jeune fille les avait rejoints. Ils coururent sans bruit jusqu'aux écuries, récupérèrent leurs chevaux et s'en allèrent de ce bled. Au bout d'un bon kilomètre, Yamashita, toujours un peu secoué, prit la parole.

- « C'était qui ? Ils voulaient quoi ? »

- « Eh bien, des étrangers qui débarquent avec des chevaux dans ce bled pourri, je dirais qu'il est plus que probable qu'ils croyaient qu'on avait de l'argent. Beaucoup d'argent. On n'est pas dans un terre visitée, c'est loin d'être un club Med ici ! »

Li la regarda les yeux ronds.

- « Un quoi ? »

- « Et comme on avait l'air faible, reprit-elle sans se donner la peine de répondre à Li, eh bien ils ont du se dire que c'était facilement gagné. Dommage pour eux... »

- « Mais comment tu as fait ? Je veux dire... » Il hésita et rougit légèrement. « Tu es une fille... non ? »

- « ... »

- « Quoi ? Sérieux ? T'es pas une fille ? »

- « Bien sur que je suis une fille ! T'es exaspérant ! On verra ça une autre fois ! »

Elle s'énervait trop, trop vite. Elle essayait d'ignorer qu'il se trouvait dans son dos, juché cette fois sur le même cheval qu'elle. Elle essayait d'ignorer ses bras passés autours de sa taille ou son souffle dans son cou quand il lui parlait. Elle était loin d'être faible et ce n'est pas lui qui y changerait quelque chose. Définitivement.

Le soleil levant les découvrit à l'orée d'une forêt épaisse et sombre. Ils firent halte avant de s'y engager.
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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Ven 26 Déc - 16:49

Chapitre 4

Ils étaient détrempés. La pluie fine et serrée qui n'avait cessé de tomber depuis deux jours avait imprégné tous leurs vêtements et les glaçait jusqu'aux os. Yamashita tremblait de froid et la fièvre montait irrémédiablement. Sa cheville semblait se remettre convenablement, c'était déjà ça de gagné. Il voyageait toujours avec Niena sur son étalon, mais la jeune fille sentait la prise de ses mains s'affaiblir d'heures en heures. S'ils ne trouvaient pas un endroit sec rapidement, il allait perdre connaissance et ce ne serait que le début. Ils avait quitté la forêt depuis une journée environ, et étaient maintenant pleinement exposés aux intempéries. Le paysage ne leur offrait pas un seul arbre pour s'abriter, même partiellement.

Le garçon sentait la fièvre monter. Il avait mal au crâne, mais ce n'était pas insurmontable. Alors pourquoi se sentait-il si faible ? Dans l'après-midi, il se dit que la fièvre était sûrement plus forte qu'il ne le pensait, au vu des hallucinations qu'il avait. Il voyait un loup, là à quelques mètres de lui, qui suivait le groupe. Un grand loup foncé aux yeux jaunes perçants. Il n'avait pas l'air de les observer, ni de les attaquer, et le jeune homme en conclu qu'il n'était pas réel. Il perdit connaissance quelques minutes plus tard et ne vit pas le loup s'avancer vers leur petit groupe.

En fin d'après-midi, ils découvrirent enfin un bouquet d'arbres assez serré qui devrait pouvoir les protéger de la pluie un minimum. Il y faisait presque sec et Niena sentit son humeur remonter quelque peu. Ils déplacèrent le garçon inconscient et l'allongèrent sur le lit d'aiguilles de sapin, l'appuyant sur le tronc d'un énorme pin. Ils enlevèrent la plupart de leurs habits mouillés pour les faire sécher autant que possible et Li sortit une couverture sèche de son sac. Il aurait été inutile de la sortir avant d'être à l'abri, mais maintenant, elle pourrait servir. Il la posa sur Yamashita, tremblant et inconscient, dont la fièvre avait atteint des nouveaux records. Niena le laissa allumer un feu et partit à la recherche de plantes du sous-bois. La forme du loup noir suivait toujours ses moindres mouvements, marchant dans le sillage de la jeune fille sans un bruit. Elle revint au bivouac improvisé deux bonnes heures plus tard, des tiges et des feuilles plein les mains. Sans un mot, elle se mit en devoir de les effriter, les mélanger, les cuire, suivant une recette dont elle seule avait le secret. Puis, elle en fit un espèce d'onguent qu'elle appliqua sur le front de Yamashita.

Au bout d'une demi-heure, il ouvrit les yeux avec difficulté. Il sentait une bonne odeur de viande grillée et son estomac lui rappelait qu'il n'avait rien avalé de solide depuis plus de 24 heures. Il émit un grognement et tenta, sans succès, de se relever. Li l'observait en silence, sans un geste pour l'aider. Ce fut Niena, dont le sourire sarcastique fut la première vision nette qu'il eut depuis le réveil, qui l'aida à s'asseoir.

- « Comment tu te sens ? »

- « rrhhmm »

- « Tiens, mange ! »

Elle tendit un morceau de viande piqué sur une branche au garçon qui ne se fit pas prier. Niena posa sa main sur son front pour vérifier sa température, qui semblait presque correcte.

- « C'est presque passé. Il faudra encore en remettre une fois, puis ce sera bon. »

- « Mhh qu'esch-que t'a fait-hm ? » demanda-t-il la bouche pleine.

- « Un remède maison. »

Soudain, Yamashita sursauta et lâcha le reste de sa viande, reculant vivement jusqu'au tronc d'arbre, le doit pointé devant lui, incapable d'articuler un mot. Niena, qui n'avait rien entendu de suspect, se retourna néanmoins pour trouver la cause d'une telle panique. Les sourcils froncés elle observait le sous-bois. Puis elle éclata de rire. Le garçon l'observait les yeux ronds, sans comprendre la cause de son hilarité. Puis il réalisa.

- « Ha encore des hallucinations... »

Les rires de Niena redoublèrent et Li esquissa meme un sourire. Là, Yamashita ne comprenait plus.

- « Rok ! » appela la jeune fille.

Et le loup qu'il pensait être une hallucination s'approcha d'eux. Il était bien plus imposant vu de près, plus grand que les loups classiques qu'il avait pu voir dans les films ou dans les zoos. Il répondait comme un chien, pourtant aucun doute, c'était bien un loup. Il n'agitait pas la queue, et ne venait pas se frotter contre elle pour quémander une caresse. Il restait là, son regard fixé sur le garçon qui était de moins en moins rassuré.

- « C'est Amarok » dit Niena. « Un loup. »

- « Merci je sais encore reconnaître un loup ! Amarok ? Tu l'as apprivoisé ? »

- « On va dire qu'on vit ensemble, ce serait plus juste... »

- « Alors il n'est pas apprivoisé ? » demanda-t-il en reculant encore un peu plus, si possible.

- « Non, pas vraiment. Mais à part dans les comptes, j'ai jamais vu un loup manger quelqu'un. » dit-elle en riant. « Il n'est pas apprivoisé au sens premier du terme, mais c'est mon ami depuis longtemps et il me protège en cas de besoin. »

Le garçon ne comprenait pas vraiment la nuance, pour lui un loup qui a un maître c'était un loup apprivoisé. L'animal s'avança encore et ramassa délicatement le morceau de viande que Yamashita avait fait tomber, puis s'écarta pour le manger. Au passage, Niena lui flatta le dos.

Quand ils se remirent en route le lendemain matin, la pluie avait presque cessé. Leurs habits avaient eu le temps de sécher et leur humeur était bien meilleure. Ils avancèrent à une bonne allure toute la matinée. Yamashita essaya de converser un peu avec Niena, mais celle-ci n'était pas vraiment encline à se dévoiler. Elle répondait par monosyllabes à la majorité de ses questions. Quand il parvint aux questions personnelles, elle ne répondit plus du tout.

- « Alors, tu m'en dis plus sur ce pays ? »

- « C'est pas vraiment un pays, c'est un monde. »

- « Oui, bon, ok sur ce « monde » ? »
- « Qu'y a-t-il à dire ? »

- « Bah je sais pas moi. Pourquoi il fait si calme ? »

- « Parce qu'il n'y a pas de voitures, ni d'usines, ni de trains, ni de moteurs tout court, ni de grandes villes, ni d'avion, ... »

- « Ok ok j'ai compris, c'est le quart monde quoi ! »

- « Non, on est plus dans ton monde ! »

-« Ha , encore avec ça ! »

- « ... »

- « Et toi, tu es qui ici ? »

- « Niena... »

- « ... CA JE SAIS ! pfff je veux dire, t'es quelqu'un d'important ou quoi ? Enfin quand-même t'as l'air de t'y connaître et tout ! Et puis tu m'as sauvé la vie donc bon... »

- « Ca c'était une erreur de ma part »

- « ... »

- « Et sinon, t'as quel age ? »

- « ... »

- « Tu habites ici ou bien à la ville dont vous parliez au début ? »

- « ... »

- « Tu es mariée ? Tu as des enfants ? C'est quoi ton métier ? »

- « ... »

- « Hé, tu dors ? »

- « Non je me concentre pour pas te foutre à bas de MON cheval et te laisser te débrouiller seul ici ! »

Yamashita fit la moue mais se tut. Il observa en silence Amarok qui voyageait toujours avec eux. Soudain, il le vit partir en courant, les babines retroussées, le poil hérissé. Niena et Li stoppèrent leurs montures dans un seul mouvement et mirent pied à terre. Ils avaient déjà parcourut quelques mètres quand Yamashita comprit qu'il devait descendre du cheval. Quand il se tourna vers Niena pour lui demander ce qu'il se passait, il le vit. Sa gorge se noua brutalement et il tomba à genoux, ne pouvant en croire ses yeux.

Une centaine de mètre plus loin se tenait une créature monstrueuse, grande comme quatre maisons et dont l'aspect n'était guère avenant.

- « Un Youl » dit Li d'une voix blanche. Il rejoignit Yamashita.

Niena, plantée devant la créature, sortit le collier qui reposait toujours à même sa peau. De là où ils étaient, les deux hommes ne purent entendre son incantation. Li la connaissait, Yamashita ne voyait que les gestes qui l'accompagnaient.

La créature sembla s'impatienter d'un bon combat et commença à avancer vers Niena, toujours immobile, en crachant un peu de feu par sa gueule ouverte. Elle ne ressemblait pourtant pas à un dragon, elle était plus informe, semblait vraiment trop grosse, sa peau était fripée et desséchée. Sa tête était ronde, avec des naseaux trop proéminents, et des yeux trop petits. Elle possédait quatre pattes mais se dressait à présent sur les deux arrières, beaucoup plus larges, tout en agitant les deux avant qui étaient pourvues de griffes acérées comme celles d'un ours. Oui, au final, elle ressemblait à un ours aigri, obèse qui aurait troqué son nez contre celui d'un copain cheval et dont on aurait rasé la fourrure pour ne garder que le cuir dur.

Un cri perçant déchira le silence de la plaine. Une masse d'énergie, incolore mais visible tout de même, fila des mains de Niena jusqu'au front de la bête qui recula sous le choc. Puis, la seconde suivante, un incendie entier sortit de sa gueule et engloutit tout dans un rayon de 50 mètres, Niena y compris. Puis l'animal fit demi-tour et retourna vers ses terres, sans un regard pour les deux hommes qui restaient prostrés à l'endroit où ils se trouvaient, sous le choc. Puis Li tomba à genoux.

- « NIENAAAAAAAAAA .... »
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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Jeu 1 Jan - 5:12

un peut de lecture avant d'allez dodo z_z
ma foi cette suite du chapitre 3 et 4 que je n'avais pas eu le temps de lire m'a plutôt bien plus
la suiteuhhh
nyaaa pleazz

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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Mer 7 Jan - 13:38

Voilà la suite, désolée c'est un peu plus court...

Chapitre 5

Li déambulait dans les rues de Bundill, l’esprit blanc par le manque de sommeil, les gestes ralentis. Il s’y était promené si souvent que ses pas le menèrent automatiquement à la petite place au nord de la ville, avec sa fontaine d’eau claire sur le rebord de laquelle il s’était assis si souvent aux côtés de Niena. Il soupira et son regard se perdit dans les mouvements réguliers de l’eau. Le soleil faisait de brèves apparitions entre les nuages mais au moins la pluie ne tombait plus. Il entendit un bruit de pas et se retourna pour voir Yamashita approcher. Il ne prononça pas un mot et s’assit sur le muret de pierre. Chacun était perdu dans ses pensées, le regard voilé, les sentiments à fleur de peau. Au bout d’un long moment, Yamashita prit la parole.

- « Tout ça c’est de ma faute. »

Le regard de Li se fit dur. Malgré qu’il connaissait Niena, qu’il savait que son caractère était ainsi, de toujours foncer devant elle sans se retourner, il ne pouvait s’empêcher de rejeter la faute sur le jeune garçon. Il se tut cependant, inutile d’en rajouter. Ne voyant aucune réponse venir, Yamashita se leva et partit sans un mot de plus. Il se dit qu’il devrait s’en sortir par lui-même, découvrir cette ville et ce monde, puisqu’il avait eu la preuve que les choses avaient changé, ou peut-etre qu’il avait été plongé dans un monde changé. Ou peut-être même que c’était son monde originel qui était changé, et non celui-ci… Des centaines d’idées, de questions sans réponses, de sentiments contradictoires se bousculaient dans sa tête, et il sentait la migraine monter immanquablement, mais ne s’en préoccupait pas.

Il redescendit les petites rues et finir par retrouver la maison où il s’était trouvé un peu plus tôt. Le vieillard était toujours assis au même endroit, sous le porche en bois dans une chaise à bascule, un chien au moins aussi vieux que lui couché à ses pieds. Yamashita franchit le portail en faisant un rapide signe de tête, il ne pouvait décidément pas se défaire de cette habitude, bien qu’on lui ait répété que personne ici ne le faisait. Le vieux lui indiqua une chaise et quand il fut assis, lui proposa une bière. Le garçon en but deux gorgées, c’était plus alcoolisé mais moins lourd que la bière classique, mais ça lui faisait du bien. Comme le vieil homme semblait à nouveau perdu dans ses pensées, il s’éclaircit la voix pour rappeler qu’il était là. L’homme tourna les yeux vers lui et sourit légèrement.

- « Alors, que veux-tu savoir ? »

- « Je ne sais rien, dit le garçon, alors prenez par le bout que vous voulez… »

L’homme but sa bière d’une seule traite, puis commença son récit.

- « Alors ce monde est le monde originel. Ton monde, appelé ici Banso, est un monde « refuge » pour des gens qui au départ n’avaient pas leur place ici. Ils ont été bannis de ces terres et se sont refondé un monde qui a finit par survivre par lui-même. Ces mondes restent en parallèle, malgré certains défauts dans l’espace-temps, mais ils n’auraient jamais du être reliés de la sorte ! C’est un sorcier du nom de Kalorn qui a fait cette brèche que tu as vue, parce que son seul désir est de régner sur vos terres comme il a commencé à conquérir les nôtres. Il est secondé par de nombreux sorciers qui désirent que le pouvoir change de mains, et beaucoup le suivent également à cause de son charisme. Tu me sembles jeune mais tu dois néanmoins savoir que tout n’est jamais tout blanc ou tout noir, le monde n’est fait que d’une infinie nuance de gris. Certains prennent un parti, d’autres un autre, mais personne n’a jamais vraiment ni raison ni tord, personne n’incarne vraiment ni le bien ni le mal. Ce monde est fondé sur la quatre principes fondamentaux, ce sont ses piliers : l’eau, la terre, le feu et l’air. Ils sont incarnés en des sorciers qui sont dits immortels, même s’il semble que parfois, l’un ou l’autre disparaisse pour laisser la place à quelqu’un de plus jeune. Je ne peux t’en dire plus, personne n’en sait réellement plus. Notre monde est plus « conservé » que le votre, nous avons encore des valeurs individuelles plus fortes que les vôtres. De même, tous les êtres y sont encore présents, tu m’as dit avoir vu un Youl il y a peu. Ce n’est que le début. Les gens peuvent ici connaître la magie, des animaux étranges peuvent surgir, mais principalement, la race humaine n’est pas la seule race évoluée présente. Je pense que tu découvriras beaucoup par toi-même et il m’est vraiment impossible de tout te dire. »

Après cela, il resta un moment silencieux. Yamashita réfléchissait à tout rompre, essayant de se faire une vague idée du monde dans lequel il était tombé.

- « Si je peux me permettre, pensez-vous que mon monde tienne encore debout ? Parce que ce que j’en avais vu… il ne restait rien. »

- « Je pense que Kalorn veut ces terres, mais aussi des gens à gouverner, puisqu’il a un ego démesuré. Je pense que oui, ton monde est encore debout. » Il ajouta en marmonnant « et je doute que Nakkï seul ait pu faire quoi que ce soit ! ». Yamashita avait bien comprit qu’il ne s’adressait pas à lui, et ne releva pas, mais ce nom lui disait vaguement quelque chose. Mais quoi ?

Il remercia le vieil homme qui lui répondit par un bref sourire avant de rentrer chez lui. Yamashita reprit le chemin par lequel il était venu le matin même et retourna dans la petite auberge où il avait pris une chambre. N’ayant pas d’argent sur lui, et n’ayant pas d’argent de ce monde tout court, il proposa d’aider pour rembourser sa dette. La dame de l’auberge, une petite blonde potelée, avait fini par céder par pitié, ou par besoin, il n’en savait rien. En arrivant, il se mit immédiatement au travail : bois à couper, vaisselle, rangement, nettoyage… Il finit tard dans la nuit et alla se coucher sans manger, s’écroulant sur son lit dès qu’il en fut assez près.

Li redescendit vers le village quelques heures après le départ de Yamashita. Il était resté perdu dans ses pensées à essayer de décider s’il devait ou non se rendre à Gunstill. Au retour, il fit un détour par la maison de Nrok, ce vieux mi-homme mi-elfe qui l’avait guidé bien trop souvent dans sa courte vie. Il ne le trouva pas sous le porche et frappant à la porte, il entra. Le vieux l’accueillit avec un sourire assez faible auquel répondit Li.

- « Ce jeune est venu me voir, commença-t-il, pour en apprendre plus sur ce monde. Il commence seulement à comprendre ce qu’il lui arrive. Pauvre garçon, pourquoi l’a-t-elle embarqué ici ? »

- « Il allait mourir… Je pense qu’elle a du mal à allier sa vie la-bas et celle ici… Enfin, si on peut dire… »

- « Mhh » Le vieil homme hocha la tête pensivement. « Comment va-t-elle ? »

Li fut silencieux un bon moment. Il finit par répondre.

- « Elle est toujours inconsciente mais ses fonctions vitales semblent aller mieux. Elle aurait besoin de… ça… mais il faut qu’elle soit réveillée et consentante, et ça, ça risque de poser un problème. »
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MessageSujet: Re: [en cours] Un autre monde (titre provisoire)   Jeu 8 Jan - 13:07

oh ne tinquiete pas court ou pas cours sa me fait plaisir de lire
kyaa bien la suite
sa ma plut ^-^
curieuse de voir la suite

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